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 La poste - Répression et privatisation

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Localisation : Ici et là
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: La poste - Répression et privatisation   Dim 25 Mar - 1:21

Réunion-débat le: Vendredi 30 Mars 2007 à 20H30
Salle de la libre pensée 10-12 rue des Fossés St Jacques 75005 Paris
Métro: Cluny la Sorbonne. RER: Luxembourg.

La privatisation de la Poste s'accompagne d'un anti-syndicalisme inédit dans le
service public.

Déclinant sans faille la politique des gouvernements Européens de libéralisation
des services (Voir les directives de Bruxelles): loi de régulation postale,
filialisation et sous-traitance, création de la banque
postale en 2006, rentabilisation des services (exemple: radiation d'un grand nombre
de boites postales etc)

La Poste vient se placer à la pointe de l'anti-syndicalisme par une instruction du
24 Mars 2006 qui retranscrit un accord conclu le 27 Janvier 2006 entre sa direction
et les syndicats dits représentatifs: CFDT, FO, UNSA et CGC, où sont interdits
d'expression syndicale (droit d'affichage, de distribution de tracts, de collecte
de cotisations, de réunion dans les locaux hors temps de service) les organisations
syndicales, légalement déclarées - qui avaient ces droits reconnus auparavant - qui
n'ont pas la représentativité électorales dans les scrutins professionnels (CAP -
CCP - CA).

Les répercussions dans tout le service public et au delà dans la société civile
en général ne devraient pas Tarder à se faire sentir.

1/ - Des syndicats comme ceux de la CNT-AIT sont de fait interdits aujourd'hui, car
comment exister, légalement en tout cas, sans droit d'expression ?

2/ - Comment, dans la même logique de droit, d'autres formations syndicales portant
d'autres orientations pouraient-elles apparaître ?

3/ - Dans cette période de régression des droits démocratiques et des libertés
publiques, quel syndicalisme peut être envisagé pour demain ?

4/ - Après l'éviction des syndicats révolutionnaires, qu'adviendra-t-il, à leur
tour, des syndicats qui présentent des velléités combatives si nous ne résistons
pas tous ensemble à cette réglementation scélérate ?

Afin de répondre à ces question et d'échaffauder des arguments pour ce combat
crucial, la CNT-AIT vous invite à venir débattre sur ces thèmes le:

Vendredi 30 Mars 2007 à 20H30
Salle de la libre pensée
10-12 rue des Fossés St Jacques 75005 Paris
Métro: Cluny la Sorbonne.
RER: Luxembourg.


Autre tract:

La Poste: SÉVICES PUBLICS !

Campagne publique d'information sur la destruction de son service au public par la
Poste.

Il devenait ces dernières années impossible à un particulier, une petite
association ou une section syndicale d'obtenir une "boite postale" à la Poste.
Ceci annonçait, à grande échelle, l'exclusion des Boites Postales de ceux qui en
avaient l'usage depuis des années.

Sans préavis et sans justificatif clair, selon les Postes, une disposition
réglementaire (cependant non inscrite dans la législation) s'applique désormais
partout et aboutit à l'expulsion en ordre dispersé de centaines de
particuliers, associations 1901 et sections syndicales, qui pourtant s'acquittaient
régulièrement, et aux conditions tarifaires de la Poste de leur "cotisation"
annuelle à ce service public (54,69 Euros par an).

Notre section syndicale avait réussi il y a un an à repousser son expulsion de la
BP 11ème arrondissement.

En effet l'attitude très incorrecte d'absence de préavis dans cette expulsion, mise
en lumière par nos soins, nous avait valu une prolongation pour l'année 2006.

Nous avions un an pour recevoir à cette adresse pas moins de 7 courriers par jour,
c'est à dire 210 courriers par mois. Une grosse activité donc.

Nous avions domicilié une revue libertaire qui venait d'être expulsée de sa BP. Ce
bureau n'avait d'ailleurs assuré aucun service de suivi des courriers et ce dans le
mépris des expéditeurs qui s'étaient pourtant acquittés de leurs timbres ! Pour
l'histoire, la limite inférieure à ne pas dépasser était ici de 150 objets postal
par mois. Cette année, c'en est fini de notre BP et notre expulsion a eu lieu le
31 Décembre 2006, mais nous ne remplissions pas l'objectif de réception de 30
courriers par jour !

Ce qui nous porte cette année à 900 courriers par mois ! Pire que d'être "spamé"
sur internet !

Seules les entreprises sont rentables pour la poste, encore et encore plus, de
courriers affranchis et avec les bons partenaires. Et encore avec toute les
réceptions de publicités diverses (gaspillant du même coup autant de papier).

On s'en doute, un particulier, une association, un syndicat ne peut tenir ce rythme
pour continuer à garder sa BP. Or c'est une liberté fondamentale que ce service
public jusqu'à il y a peu assurait, celui d'avoir une domiciliation postale neutre
sur laquelle liberté individuelles et collectives fleurissaient.

Certains usagers-clients dit intouchables de par leurs fonctions politiques
continuent d'en bénéficier alors qu'ils sont loin de remplir d'aussi exigeantes
conditions.

- Le nombre de courriers (objets) à recevoir par jour, ou par mois, sur un même
bureau, d'un bureau à l'autre et d'une année à l'autre Est extrêmement variable, ce
qui montre le côté aléatoire masquant la ferme volonté d'exclure un certains nombre
de gens des BP. Il n'y a pas de cadre légal et seulement une application localisée
et arbitraire d'une politique de la poste fondée sur la rentabilité. Une
orientation "économique", technocratique et ultra-libérale de la Poste,
nouvellement transformée, en banque !

Les conséquences en sont clairement la fin de ce service public, c'est à dire la
fin d'une liberté individuelle et associative..

Il est clair que seul les grosses associations, les entreprises peuvent rester "en
Boite" dans de telles conditions.

Dans le même temps, des boites postales privées, coûtant entre 300 et 500 Euros par
an, se mettent en place. Sans faire de service public, elles offrent à ceux qui
peuvent payer l'équivalent de l'ex service public. C'est aussi cela le libéralisme
et la marchandisation des services.

Nous appelons tous ceux (particuliers, associations, syndicats) qui ont été
expulsé à nous rejoindre dans cette dénonciation:

Nous dénonçons l'orientation de la Poste dans le domaine de la suppression de son
service public qui est avant tout la suppression d'une liberté publique
fondamentale.
----------------------
Côté salariés PTT, les syndicats dits "non représentatifs" ne peuvent plus créer
de panneaux syndicaux et se voient interdire tous les moyens leur permettant de
faire connaître leur action et leurs positions. Ces moyens dés lors n'étant
accordés qu'aux syndicats dits représentatifs (élections professionnelles).
Un accord a été conclu, le 27 janvier 2006, entre la direction de La Poste et les
syndicats dit représentatifs (CFDT, FO, CFTC, UNSA et CGC). Cet accord a été signé
pour "faciliter et développer le dialogue social". Quant aux syndicats CGT et
SUD-PTT, ils ont voté contre l'accord, mais n'ont pas mis en route la procédure de
droit d'opposition qui est réglementé par un autre accord sur le dialogue social
(signé par les mêmes) et qui correspond à un veto majoritaire.

Un militant CNT (Vignolles) vient d'avoir une mise à pied de 15 jours parce qu'il
avait distribué un tract dans son établissement.

Il devient donc impossible de travailler sur son lieu de travail à l'émergence de
nouvelles sections syndicales qui aspireraient à devenir représentative du point de
vue électoral car elles ne peuvent désormais plus
se faire connaître. Ce qui n'est pas l'ambition première de la CNT-AIT, à la
recherche d'autres dynamiques.

Cependant, même sans viser la stratégie électorale hors statuts, l'expression libre
par voie de tracts, de réunions, de panneaux syndicaux, et qui était un acquis
vient d'être abolie avec l'accord actif et passif de
toutes les organisations syndicales dites représentatives !

Ceux et celles qui choisiront, comme au débuts du mouvement ouvrier, la voie d'un
syndicalisme clandestin, sous le manteau, se verront-ils assimilés à des
terroristes.

Une alternative existe néanmoins, celle de la dénonciation de la Poste comme
exemple avancé de dérive techno-libérale d'un service public n'ayant plus de
service que le nom.

Une situation qui non seulement illustre, mais préfigure - avec collaboration
syndicale - ce qui va s'accélerer dans tous les secteurs de la société quelque
soient les résultats des élections présidentielles.

Cette Situation ne pouvant plus (et pour cause!) être dénoncée aisément par les
seuls salariés gageons que des usagers sauront faire entendre aussi un autre
discours que le classique discours de mécontentement envers les "fonctionnaires
privilégiés" récupéré par les instances patronales. L'exemple de la
suppression des boites postales, et de bien d'autres services utiles au public
à la poste devrait y aider.
Un lien usagers- travailleurs devient de plus en plus essentiel pour
court-circuiter les main mises, du patronat, de l'Etat et de leurs relais syndicaux
dits représentatifs et en tout cas collaborationnistes.

Des collectifs syndicaux intercorporatistes pourraient être le creuset, dans
nombres de situations, de dynamiques lancées sur la base du principe de
l'alliance usagers-travailleurs.

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