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 Charte d'Amiens - Histoire et actualité - Film

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Localisation : Ici et là
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Charte d'Amiens - Histoire et actualité - Film   Mar 2 Jan - 19:51

*** Histoire et actualité de la Charte d'Amiens
http://www.dailymotion.com/farennes/video/xw4bh_charte-damiens-histoire-et-actualit
durée 64 minutes

Enregistré à Rennes le 4 novembre 2006 par le groupe La Sociale de la Fédération
anarchiste - Rennes

"Dans l'ouvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coordination
des efforts ouvriers [..] par la réalisation d'améliorations immédiates [..] Mais
cette besogne n'est qu'un côté de l'ouvre du syndicalisme : d'une part il prépare
l'émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l'expropriation
capitaliste, et d'autre part, il préconise comme moyen d'action la grève générale
et il considère que le syndicat, aujourd'hui groupement de résistance, sera, dans
l'avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation
sociale."

La Charte d'Amiens, fondement du syndicalisme révolutionnaire sert aujourd'hui
encore de référence à la plupart des organisations syndicales françaises, qui se
gardent bien pourtant de la mettre en pratique ! Plus
d'un siècle après, si l'organisation du travail et son corollaire, l'exploitation
capitaliste, ont considérablement changé sur la forme, le fond reste le même : la
propriété privée des moyens de production garantit
les bénéfices des actionnaires des grands groupes multinationaux. Pour sa part,
l'Etat reste l'outil de régulation et de répression des rapports sociaux dans
l'intérêt de la classe politique et économique dirigeante. La lutte des classes est
donc toujours d'actualité ! Le paysage syndical français a fortement changé : bien
que divisées, les confédérations évoluent vers un syndicalisme intégré,
co-législateur et cogestionnaire.
Mais des syndicats de lutte (CNT, SUD, sections syndicales combatives de
confédérations), émergent aussi, tout en restant très minoritaires. De plus, la
lutte anti-CPE du printemps 2006 et les révoltes des banlieues de
l'automne 2005 interpellent les militants révolutionnaires. Pour que l'action
syndicale reprenne sens dans la perspective émancipatrice de la Charte d'Amiens,
les anarchistes ont un grand rôle à jouer dans le monde
du travail. Au delà du syndicalisme, c'est dans l'ensemble des luttes sociales
(sans-papiers, mouvement des chômeurs, comités de quartier...) que les libertaires
s'investissent quotidiennement. La spécificité de
l'analyse libertaire questionne également les rapports de production et la nature
du travail en tant que tel. Face au renforcement de l'Etat sécuritaire, aux
dégradations environnementales et à la diminution
générale du coût du travail, les anarchistes portent toujours l'espoir d'une autre
société où nous travaillerons tous, moins et autrement, avec comme finalité le
bien-être et la liberté communs.



*** Decroissance et revolution avec J.P. Tertrais

Réunion publique du groupe La Sociale de la Fédération anarchiste (Rennes), vidéo
tournée le 28 mars 2006

Pour visionner la réunion publique sur votre écran, cliquez sur le lien ci-dessous :
http://www.dailymotion.com/video/xuj8q_decroissance-revolution-tertrais-fa
Durée 60.40 minutes

POUVONS-NOUS FAIRE L'ECONOMIE D'UNE REVOLUTION SOCIALE ?

La réalité est d'une clarté aveuglante...pour qui veut bien ouvrir les yeux !
Depuis le néolithique, toute évolution des sociétés s'accompagne d'une
transformation du milieu, mais jusqu'au 18e siècle, les blessures
infligées aux écosystèmes demeurent dérisoires. Après la révolution industrielle,
les dégâts vont s'accélérer de manière vertigineuse, au point qu'aujourd'hui
l'empreinte écologique de l'humanité, dans son ensemble, dépasse de plus de 20 %
les capacités de régénération de la planète. C'est bien l'oeuvre du capitalisme
auquel le gaspillage est inhérent : pour que les profits se maximalisent, il
fallait une surproduction qui maintienne les prix le plus bas possible pour
consommer à outrance. A 100 dollars le baril de pétrole, combien vaudra la vie
humaine ?

Car la mondialisation du capitalisme anéantit dans un même mouvement l'homme et le
milieu naturel : d'un côté, perturbations climatiques, perte de biodiversité,
épuisement des ressources, déforestation..; de l'autre,
plus de un milliard d'habitants vivant avec moins de un dollar par jour, 840
millions en sous-nutrition chronique, l'Afrique, continent sinistré, des inégalités
qui explosent (la fameuse « fracture sociale »).

Alors que chaque année, plus de dix millions d'enfants meurent de maladies qui
auraient pu être évitées, la communauté internationale s'est engagée à faire
reculer la pauvreté d'ici à 2015. Donc, près de cent millions
d'enfants vont mourir d'ici cette échéance ! Peut-on accepter ce défi cynique,
oubliant qu'une révolution sociale assurerait rapidement une redistribution des
richesses, dont se préoccupe, paraît-il, la Banque
mondiale ?

Parce qu'il est fondé sur la concentration, sur l'accumulation du capital, le
capitalisme ne peut assurer le partage des richesses produites. Il est par
conséquent acculé à une croissance sans fin, dans le seul but
d'empêcher le niveau de l'emploi de se détériorer trop rapidement et les pauvres de
se révolter. Or cette croissance n'est plus possible sans compromettre les
conditions de vie des générations futures. Jusqu'à quand
une redistribution des miettes suffira-t-elle à maintenir un semblant de cohésion,
de paix sociale ?

Aujourd'hui, la fonction idéologique du concept pervers de développement durable
(et des mystifications qui lui sont associées : commerce équitable, entreprise
citoyenne, placement éthique, économie sociale et
solidaire...) est de faire croire que l'on peut résoudre les problèmes
environnementaux dans le cadre du système qui les a créés. Le marché comme remède
aux maux du marché.

Il faudrait croire que, dans le cadre du capitalisme, la société civile peut
constituer un contrepoids aux tendances totalitaires des Etats et des marchés
(alors que les 10.000 lobbyistes pour 626 députés à Bruxelles
prouvent chaque jour le contraire). Il faudrait croire que le consommateur dispose
d'un pouvoir considérable. Mais pourquoi attendre que des produits toxiques soient
en rayons pour les boycotter ? Pourquoi ne pas s'organiser pour ne pas fabriquer
ces produits nocifs ? Et si c'était seulement par lâcheté, par crainte de remettre
en cause les rapports sociaux de production ? Sicco Mansholt lui-même, qui a dirigé
la Commission
européenne dans les années 70, affirmait : « Pour que l'humanité survive, il faut
que le capitalisme meure ». Et s'il s'agissait d'un avertissement d'une grande
lucidité ?

Faire croire à un capitalisme à visage humain constitue une imposture criminelle à
l'égard des générations futures à qui nous sommes en train de construire des
cimetières. Et même pour certains, la décroissance doit
être soutenable...pour le capitalisme, bien sûr, ce qui est aberrant puisque ce
système ne peut survivre sans croissance. Suivre les gourous de service dans leurs
hypothèses fallacieuses, dans leurs discours
lénifiants, dans leurs injonctions infantilisantes condamnerait nos propres enfants
à des conditions de vie de plus en plus terribles : c'est chaque jour que le
capitalisme accentue ses ravages; trop de temps a déjà
été perdu par les partisans du réformisme, du parlementarisme.

On ne saurait prétendre résoudre une crise de civilisation ni par des textes
législatifs, ni par des mesures fiscales, ni par des remaniements ministériels,
mais bien par une rupture avec le système actuel. Il s'agit,
non pas d'aménager, mais de rompre avec un mode de production, de transformation,
de distribution qui conduit à la fois à une impasse énergétique et à une impasse
sociale. La présence, par exemple, de
produits biologiques dans les rayons des grandes surfaces constitue, non pas une
victoire sur la nourriture frelatée, mais une défaite face à la grande distribution
capitaliste. Nous ne ferons pas l'économie d'une
révolution sociale.


[ titre ainfos-fr. expéditeur/expéditrice
<relations-exterieures@federation-anarchiste.org> ]
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