Bolet Satan et Compagnie...


 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 processus d'insurrection populaire...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
éTOc

avatar

Nombre de messages : 113
Localisation : Ilien
Date d'inscription : 15/12/2005

MessageSujet: processus d'insurrection populaire...   Ven 24 Nov - 23:24

23 novembre 2006
Entretien avec Miguel Linares
Miguel Linares : « Nous vivons un processus d’insurrection populaire similaire à la Commune de Paris »

Interview de Miguel Linares, enseignant et membre de l’Assemblé Populaire des Peuples d’Oaxaca (APPO).

par Hernán Ouviña

Depuis cinq mois, l’Etat d’Oaxaca, au sud du Mexique, traverse une période d’intense mobilisation politique. En consonance avec d’autres luttes de différents espaces et organisations dans le reste du Mexique - comme l’Autre Campagne impulsée par l’Armée zapatistes de libération nationale (EZLN, sigles en espagnol), le Front populaire pour la défense de la terre d’Atenco, les mineurs de SICARSA et de Cananea, et même le mouvement de résistance civile contre la fraude électorale dans le District fédéral [la ville de México, ndlr] -, la Section 22 du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE, Sindicato Nacional de Trabajadores de la Educación), qui regroupe les enseignants d’Oaxaca et sur un plan plus général l’Assemblée Populaire des Peuples d’Oaxaca (APPO) sont les protagonistes d’un processus inédit d’auto-organisation et de contrôle politique de la ville qui comprend l’occupation permanente de bâtiments publics, la construction de centaines de barricades avec des comités d’autodéfense, la prise de décisions à travers des dynamiques d’assemblées et l’autogestion de plusieurs moyens de communication « réappropriés ».

Avec une grande tradition de résistance, Oaxaca, l’insurgée, fut la terre natale de Benito Juárez et des frères libertaires Flores Magón. Bastion historique du Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI), c’est l’Etat qui compte la plus importante population indigène dans tout le Mexique. Sa richesse et sa beauté contrastent avec l’énorme pauvreté et la marginalité dans lesquelles sa population est plongée depuis des décennies. Ce qui suit est un dialogue avec Miguel Linares Rivera, l’un des 21 enseignants et militants de l’APPO qui (...) mènent une grève de la faim face au symbolique Hémicycle à Juárez de la ville de México.

Pourrais-tu te présenter et m’expliquer les raisons de ce campement et pour quelles raisons vous menez une grève de la faim dans le District fédéral ?

Nous sommes des grévistes de la faim de l’APPO. La raison principale de cette grève se fonde sur trois objectifs fondamentaux. Le premier est que nous demandons le départ d’Ulises Ruiz Ortiz, le gouverneur de l’Etat d’Oaxaca. Le deuxième est de diffuser et de faire connaître la situation que nous traversons aux médias nationaux et internationaux. Le troisième est l’appel à la solidarité aussi bien au Mexique que dans le reste du monde de toutes les organisations indépendantes, pour qu’on ne massacre pas notre peuple comme on est en train de le faire actuellement dans la ville d’Oaxaca.

Quand et comment le conflit dans l’Etat d’Oaxaca est-il survenu ?

Nous, les travailleurs de l’éducation, tous les ans au mois de mai, nous devons réviser le contrat collectif de travail. Cette année, nous sommes sortis pour demander au gouvernement de l’Etat une “rezonification pour vie chère” [1] de tous les membres du corps enseignant, pour qu’on nous accorde une augmentation comme aux autres travailleurs dans le reste du pays.

Quelle est la situation actuelle des enseignants à Oaxaca ?

Une minorité exerce dans les grandes villes, mais la grande majorité des enseignants se trouvent dans une situation extrêmement précaire. Beaucoup d’entre nous doivent voyager plus de 18 heures pour arriver sur leur lieu de travail ou rentrer à la maison. Parfois, la moitié du salaire est dépensée en transport, sans compter que nous avons également un loyer à payer. En plus, dans des lieux comme à la côte, parce que c’est une zone touristique, la nourriture est extrêmement chère. Malgré les bas salaires, nous devons nous acheter les fournitures et tout le matériel dont nous avons besoin. Nous payons même nos propres cours pour nous former sur le plan culturel et éducatif. L’immense majorité du corps enseignant d’Oaxaca est dans la merde.

La pratique éducative de l’Etat exprime en général un colonialisme et un mépris considérable envers la culture indigène. Comment essayez-vous de lutter contre cela ?

Il existe en tout 16 langues indigènes dans les communautés d’Oaxaca. La plupart des enseignants parlent une autre langue en plus de l’espagnol. En ce qui me concerne, je parle le zapotèque. Mais, outre quelques exceptions, nous sommes bien conscients que notre tâche ne consiste pas à coloniser les communautés ni à imposer une culture aux compañeros. Nous appelons les enfants compañeros parce que nous sentons que nous apprenons également d’eux. Lorsque nous, les enseignants, arrivons dans une communauté, nous devons respecter la langue de l’enfant. Loin de nous l’idée de vouloir imposer l’espagnol. Nous expliquons à l’enfant que s’il apprend l’espagnol, c’est pour qu’il défende sa langue. Ainsi, l’enfant le comprend : il apprend l’espagnol mais en conservant sa propre langue et sa propre culture. Nous essayons également de créer un processus démocratique à l’intérieur des classes, bien que celles-ci soient construites avec une estrade surélevée, réservée au maître d’école. Nous disons que ces structures ne devraient pas être autorisées à Oaxaca. Dans les classes, beaucoup d’entre nous construisent le collectivisme avec les enfants, qui font partie de ce même processus. À Oaxaca, les idées de Paulo Freire, très ancrées chez les enseignants, ont souvent été appliquées. Même si elles ne sont pas suffisantes, parce que sa pratique a fini par être liée en partie aux appareils institutionnels du Brésil. Nous reprenons donc son expérience, comme la cubaine, même si nous avons aussi notre propre expérience en matière d’éducation alternative à Oaxaca. Il s’agit d’un processus très long mais nous y travaillons.

Quelle réponse le gouvernement a-t-il donné aux demandes du corps enseignant ?

Face à notre proposition, nous ne trouvons pas de réponse : le gouvernement s’est replié sur lui-même et n’a même pas appelé à la négociation. Le 22 mai, nous avons décidé de commencer une grève et d’établir un campement à Oaxaca, en pensant qu’ils allaient nous donner une réponse immédiate. Néanmoins, le gouverneur Ulises Ruiz a fait la sourde oreille jusqu’au 14 juin. Ce jour-là, la réponse s’est faite entendre à quatre heures du matin : une intervention policière, avec plus de trois mille policiers nationaux et municipaux, aussi bien par voie terrestre que par hélicoptère. Ils nous ont attaqués avec tout ce que comptent les forces répressives : chiens, gaz lacrymogènes, etc.. Et même si les gens se sont repliés pour préserver leur intégrité physique (beaucoup d’entre eux sont des enseignants retraités, des enfants et des femmes enceintes), il y a eu un grand nombre de blessés. A six heures du matin, nous, les enseignants sommes revenus avec le soutien du peuple pour reprendre le Zócalo (la place centrale), en expulsant les policiers. Cela a permis aux gens de percevoir l’enseignant comme une personne courageuse. Après cela, la grande majorité des colonies et des habitants d’Oaxaca, d’abord de la capitale et après de tout l’Etat, ont commencé à nous rejoindre. C’est ainsi qu’est fondée l’APPO, où la revendication des enseignants passe au second plan, la demande centrale devenant “¡Fuera Ulises Ruiz de Oaxaca !” (“Ulises Ruiz, hors de Oaxaca !”). Le peuple a assumé tout le contrôle d’Oaxaca et a commencé à former des barricades parce qu’il y avait des « escadrons de la mort », des policiers habillés en civil observés aussi bien sur les chaînes nationales que sur des photographies, des paramilitaires qui circulaient et blessaient par balle les compañeros qui se trouvaient sur les barricades. Au cours de tout ce processus, 15 des nôtres ont perdu la vie [2] et nous venons d’apprendre à l’instant qu’un autre compañero vient de mourir dans cette incursion lancée par le gouvernement fédéral avec la Police fédérale préventive (une sorte de force policière militarisée) et les militaires dans la capitale d’Oaxaca.

Que s’est-il passé après cette première tentative de répression ?

Nous avons fait de grandes manifestations, avec même plus de 500 mille personnes dans les rues d’Oaxaca. Du jamais vu auparavant, mais, néanmoins, nous n’avons pas été écoutés par le gouvernement. Non seulement ils nous ignoraient mais toutes les nuits ils continuaient à nous réprimer. C’est pourquoi nous nous sommes dit : Il faut faire sortir ce problème d’Oaxaca. Et nous avons commencé une marche le 22 septembre vers le District fédéral. Environ 5 000 personnes d’Oaxaca, dont des enseignants et des organisations sociales, ont marché plus de 500 kilomètres. Nous sommes arrivés le 9 octobre et, une semaine après (le 16 octobre), nous avons installé ce campement de grève de la faim illimitée sur la base des points que j’ai mentionnés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
éTOc

avatar

Nombre de messages : 113
Localisation : Ilien
Date d'inscription : 15/12/2005

MessageSujet: interview ...suite...   Ven 24 Nov - 23:25

Quel type de pratiques et d’espaces communautaires sont en train de voir le jour à Oaxaca ?

Avant la répression, nous avions une radio qui s’appelait Plantón. Elle transmettait dans toutes les zones centrales de la capitale. Pendant la répression, la première chose qu’ils ont endommagée fut cette radio. Ils l’ont détruite. Mais, parallèlement, à 6h du matin, en apprenant que la communication avec le peuple via Radio Plantón avait été bloquée, les étudiants se sont emparés de Radio Universidad. Cette radio a alors commencé à devenir la voix du peuple. Mais, peu après, ils nous l’ont enlevée. Face à cela, les femmes ont réagi avec une mobilisation le 1er août, en s’emparant d’une chaîne de télévision et de radios officielles. Peu de temps s’est écoulé avant que les paramilitaires essaient de bloquer les antennes et de nous les confisquer. Ce jour-là, un autre camarade est décédé. Les gens ont riposté en s’emparant de nouvelles radios à Oaxaca. Après plusieurs négociations avec les autorités au cours de ces mois, sur les douze radios “prises”, dix ont été “libérées”, et une autre détruite. Il avons gardé Radio Ley, la seule qu’il nous restait jusqu’à ce qu’ils nous la bloquent. Voila où nous en étions lorsque Radio Universidad est revenu sur les ondes. Elle fonctionne jusqu’à maintenant. Ces mobilisations et “prises” de radios constituent une réaction spontanée de la société d’Oaxaca parce que nous en avons marre des 76 années de gouvernements du PRI. Tous ces médias ont toujours servi à “transmettre”, en insultant de manière permanente les enseignants et les pauvres, en faisant systématiquement l’éloge du gouverneur. C’est pourquoi il y a eu une réaction naturelle des gens, ce « ¡Ya basta !’ » (« Ca suffit ! ») envers tous ces médias qui rendaient Oaxaca idiot. En ce moment, ils ne fonctionnent même pas, pour éviter précisément d’être à nouveau “pris” par les habitants.

Comment les barricades sont-elles apparues et quelle est la situation là-bas ?

Au début, nous ne pensions pas qu’Oaxaca allait exploser de cette manière. Nous en avons seulement pris conscience lorsqu’ils nous ont attaqués le 14 juin. Il y a eu une réponse immédiate de la population. Les gens se sont solidarisés avec les enseignants et ont participé aux actions. Les barricades sont apparues à ce moment précis, lorsque nous avons commencé à être attaqués par des groupes paramilitaires. Des groupes d’autodéfenses ont alors commencé à être formés pour ne pas les laisser circuler librement dans Oaxaca. De petites barricades furent ainsi construites, mais elles se sont généralisées quand ces personnes attaquèrent Radio Ley et tuèrent un camarade. On a dressé dans tout Oaxaca des centaines de barricades. Même avant l’incursion de la Police fédérale préventive avec les militaires, on a réussi à installer plus de 1 600 barricades. C’est donc vraiment un processus d’insurrection populaire que nous sommes en train de vivre.

Avez-vous également occupé des bâtiments publics pendant tout ce temps de lutte ?

Bien sûr, les trois pouvoirs d’Oaxaca. Tous les bureaux publics ont été pendant plusieurs semaines entre les mains des enseignants et du peuple, et défendus avec des barricades. Face à cela, dans la Maison du Gouverneur, ce vendredi, les paramilitaires se sont acharnés lourdement contre nos frères de la côte, de la même façon qu’à Procuraduría, en cherchant à nous déloger à travers la répression et les assassinats, comme on l’a vu dans la presse.

Qui intègrent l’APPO et comment y prend-t-on les décisions ?

Au départ, l’APPO s’est créée avec 340 organisations autour d’une idée centrale qui était la chute d’Ulises Ruiz Ortiz. Par rapport à cela, on a commencé à créer des commissions internes comme celles de la presse, des barricades et de la propagande. Nous avons commencé à former tout un réseau d’organisations à Oaxaca. Toute action que nous voulions réaliser devait passer par une consultation de la base, aussi bien celle des enseignants que celle de l’APPO elle-même. C’est le mécanisme qui fonctionne, il y a tout le temps des réunions avec toutes les organisations et avec les délégués des colonies et des barricades. Les décisions et les résolutions se prennent de manière collective. Notre résistance civile et pacifique dans l’Etat d’Oaxaca est ainsi. Des assemblées populaires du peuple ont même déjà été créées dans le Guerrero, le Morelia et dans l’État de México. Même si elles sont très symboliques, elles sont des embryons qui pourraient déterminer les lignes directrices d’une organisation nationale. C’est un processus que le pays est en train de vivre parallèlement à un processus électoral où des millions de Mexicains inquiets rejètent ce nouveau président « élu » (Felipe Calderón, du Parti d’Action Nationale).

Quelle a été la réponse des partis traditionnels face à la situation d’auto-organisation de l’APPO ?

Les organisations institutionnelles, comme le sont les partis politiques à Oaxaca, ont été complètement dépassées. Tant le PRI que le PAN se sont révélés être des ennemis du peuple. Même le Parti de la Révolution Démocratique (PRD), qui se réclame du centre-gauche, a été dépassé : même si beaucoup de ses militants de base sont avec l’APPO, ses dirigeants sont restés muets et ont été obligés de reconnaître que le peuple a agi par lui-même, sans eux.

Outre la chute d’Ulises Ruiz, quelle est la proposition politique de l’APPO ?

En fait, indépendamment de ce qui s’est produit, nous avions déjà appelé à la formation du Congrès constitutif de l’APPO. Qu’est ce que cela signifie ? Eh bien, que dans les communautés, les colonies, les syndicats et tout ce qui se mobilise de manière organisée, des délégués allaient être nommés pour que ce congrès se tienne, où l’on pourrait discuter de plateformes, de principes et de formes d’organisations. La proposition était pour le 8, 9 et 10 novembre, mais, face aux derniers évenements, je crois que nous devrons le reprogrammer. Nous espérons ne pas trop devoir la repousser pour ainsi pouvoir former le nouveau pouvoir populaire à Oaxaca [Finalement, le Congrès s’est tenu du 10 au 12 novembre, ndlr].

Beaucoup de gens appellent “Commune de Oaxaca” ce processus. A quoi font-il référence ?

Je crois que c’est une allusion aux processus d’organisation interne : le fait d’avoir nos “topiles” [sorte de police communautaire, ndlr], de nous organiser en assemblées et à travers des barricades, d’affronter directement les forces policières. Cela fait référence à la question de l’auto-organisation, bien que nous ne puissions toujours pas arriver à nos fins comme dans la Commune de Paris. L’idée de “Commune” à Oaxaca renvoie plutôt aux pratiques des communautés indigènes qui maintiennent ces processus depuis de très nombreuses années. Notre processus consiste en une insurrection avec certaines tendances de pouvoir populaire ressemblants à celles de la Commune de Paris. Mais, de toute manière, il ne s’agit encore que d’un embryon sur lequel nous travaillons.

Pouvez-vous nous expliquer brièvement ce que sont les “topiles” ?

Nous empruntons ce terme aux communautés indigènes. Dans ces dernières, il n’y a pas de policiers en uniforme portant des armes à feu. L’autorité est constituée par les paysans et les indigènes eux-mêmes, ils ont un “bâton” de commandement dans la main et un “chipote” [sorte de massue, ndlr]. Sans besoin d’avoir des armes, ils sont l’autorité. Dans le cas d’une plainte de voisinage, ils parviennent à résoudre le problème. Les “topiles” exercent gratuitement la justice dans le village, sans recevoir de salaire pour cela.

De quelle manière sont-ils élus ?

En assemblées communautaires. Nous avons transposé cette expérience indigène à la capitale d’Oaxaca lorsque notre mouvement est né. Les “topiles” sont les compañeros qui se proposent volontairement ou sont élus dans leurs organisations pour jouer ce rôle sur les barricades, dans les fonctions d’autodéfense contre les policiers et les chapardeurs.

Outre cette énorme influence indigène, en quoi cette lutte à Oaxaca rejoint-elle les résistances observées dans le reste de l’Amérique ?

Bien que nous ayons subi l’influence de nos communautés indigènes, régies par les us et coutumes à travers des assemblés communautaires, notre processus de lutte n’est pas quelque chose d’isolé mais c’est tout un ensemble. Notre expérience actuelle est aussi due à ce qui s’est fait en Equateur, au Brésil et en Argentine. Nous avons suivi toutes les expériences qui ont eu lieu en Amérique Latine, mais aussi aux Etats-Unis avec nos compañeros migrants. C’est pourquoi nous espérons que la solidarité nationale et internationale avec notre lutte sera immédiate. En fait, elle existe déjà. Nous savons qu’en Espagne, en Italie, aux Etats-Unis et dans d’autres endroits, des mobilisations et des protestations ont été organisées devant des consulats et des ambassades. Nous pensons que l’avenir de l’humanité peut changer et nous pouvons le mener à bien,de l’endroit où nous nous trouvons.

Quelle est la situation actuelle à Oaxaca après la récente répression ?

Je crois que si le gouvernement est intelligent, il va replier ses forces policières. Sinon, cela finira par une bataille rangée à Oaxaca parce que nous n’allons pas rendre la ville à la Police fédérale préventive.

Pour finir, quel est votre état d’esprit ?

Nous sommes confiants sur le fait que notre mouvement doit triompher parce qu’il ne s’agit pas d’une rébellion de quelques groupes ou de quelques « radicaux » mais d’une insurrection populaire. Quiconque ne comprend pas cela, continuera à essayer de faire taire ces voix avec des baïonnettes. Qu’ils sachent qu’ils pourront les faire taire pendant un temps, mais d’autres jailliront et la bataille continuera.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
processus d'insurrection populaire...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Appel à l'insurrection.
» Le rara: une tradition populaire toujours vivace
» Elections US: Sarah Palin plus populaire que McCain
» Est-ce un support au processus électoral
» Ils auront réussi à mater, à endiguer tout élan d'insurrection en Haïti.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bolet Satan et Compagnie... :: Politique délirationnesque...ou même franchement abjecte...-
Sauter vers: