Bolet Satan et Compagnie...


 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Quelques mots de Donatien Alphonse François de Sade...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
.



Nombre de messages : 1102
Localisation : Ici et là
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Quelques mots de Donatien Alphonse François de Sade...   Sam 21 Oct - 23:30

Quelques mots de Donatien Alphonse François de Sade…

(1740 - 1814)



Ce n’est jamais dans l’Anarchie que les tyrans naissent ;

vous ne les voyez qu’à l’ombre des lois ou s’autoriser d’elles.



La plus grande somme de crimes se trouve toujours sous le

manteau de l’autorité.



Il n’appartient à personne de vouloir régler les actions des autres.



Je ne gêne ni ne contrains personne.



Il n’est pas juste que l’un ait tout, pendant que l’autre n’a rien.



C’est pour rendre heureux tes semblables, pour les soigner, pour

les aider, pour les aimer, que la nature te place au milieu d’eux,

et non pour les juger et les punir.



A quelque point qu’en frémissent les hommes, la philosophie doit

tout dire.



Que diable vous faisait que cet homme fût Juif ou Turc,

et que ne le laissiez-vous en paix ?...



Ce n’est point ma façon de penser qui a fait mon malheur,

c’est celle des autres.



Les hommes avaient charitablement égorgé leurs frères

pour leur apprendre à adorer dieu.



Rien n’est moins moral que la guerre.



Plus un homme triomphe des préjugés, plus il est raisonnable.





Et à propos de l’autorité :



Il est bien plus important que l’action du gouvernement agisse

sur les êtres corrompus que sur des êtres moraux.

Ceux-ci raisonnent et jamais vous n’aurez de gouvernement

solide partout où l’homme raisonnera ; car le gouvernement

est le frein de l’homme et l’homme d’esprit ne veut aucun frein.

Voilà d’où vient que les hommes adroits législateurs désiraient

ensevelir dans l’ignorance les hommes qu’ils voulaient régir ;

ils sentaient que leurs chaînes assujettissaient bien plus

constamment l’imbécile que l’homme de génie.

Dans un gouvernement libre, allez-vous me répondre, ce désir

ne peut être celui du législateur. Et quel est selon vous ce

gouvernement libre ; en existe-t-il un seul sur la terre ? L’homme

n’est-il pas pas partout l’esclave des lois ? Et de ce moment ne

le voilà-t-il pas enchaîné ? Dès qu’il l’est, son oppresseur, quel

qu’il soit, ne doit-il pas désirer qu’il se maintienne toujours dans

l’état où il peut le plus facilement être captivé ? Or, cet état n’est-

il pas visiblement celui de l’immoralité ? L’espèce d’ivresse dans

laquelle végète perpétuellement l’homme immoral et corrompu

n’est-il pas l’état où son législateur le fixe avec le plus de facilité ?

Pourquoi donc lui donnerait-il des vertus ? Ce n’est que quand

l’homme s’épure, qu’il secoue ses freins, qu’il examine son

gouvernement et qu’il en change.

Sans les lois et les religions, on n’imagine pas le degré de gloire

et de grandeur où seraient aujourd’hui les connaissances humaines ;

il est inouï comme ces indignes freins ont retardé les progrès ; telle

est la seule obligation qu’on leur ait. On ose réclamer contre les

passions ; on ose les enchaîner par des lois. Mais que l’on compare

les unes aux autres, que l’on voie, qui, des passions ou des lois, a

fait le plus de bien aux hommes. Qui doute que les passions ne soient

dans le moral, ce qu’est le mouvement en physique ? Ce n’est qu’aux

passions fortes que sont dues l’invention et les merveilles des arts ;

elles doivent être regardées comme le germe productif de l’esprit

et le ressort puissant des grandes actions. Il n’y aura jamais que les

grandes passions qui pourront enfanter de grands hommes.

Que l’on compare les siècles d’anarchie avec ceux où les lois ont été

Le plus en vigueur, sous tel gouvernement que l’on voudra, on se

convaincra facilement que ce n’est que dans cet instant du silence

des lois, qu’ont éclaté les plus grandes actions.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
boulebill1
Admin


Nombre de messages : 30
Localisation : Utopianar
Date d'inscription : 06/11/2005

MessageSujet: Re: Quelques mots de Donatien Alphonse François de Sade...   Mar 24 Oct - 19:54

a propos de sade une conférence d'Onfray qui le rend beaucoup moins sympathique :

http://perso.orange.fr/michel.onfray/4annee11avril06.htm

pale

_________________
"Je pense donc je nuis."

Anonyme Québécois.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
.



Nombre de messages : 1102
Localisation : Ici et là
Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: Re: Quelques mots de Donatien Alphonse François de Sade...   Jeu 26 Oct - 11:14

*Le Culte de la charogne*
Anarchisme, un état de révolution permanente (1897-1908)
Albert Libertad

Nouvelle édition revue et augmentée
"La colère du juste" préface d'Alain Accardo
"Libertad était un camarade !" postface de Gaetano Manfredonia

« Tu te plains de la police, de l'armée, de la justice, des administrations, des
lois, du gouvernement, des spéculateurs, des fonctionnaires, des patrons, des
proprios, des salaires, du chômage, des impôts, des rentiers, de la cherté des
vivres et des loyers, des longues journées d'usine, de la maigre pitance, des
privations sans nombre et de la masse infinie des iniquités sociales. Tu te
plains, mais tu veux le maintien du système ou tu végètes. Tu te révoltes
parfois, mais pour recommencer toujours. Pourquoi te courbes-tu,
obéis-tu, sers-tu ? Pourquoi es-tu l'inférieur, l'humilie, l'offense, le
serviteur, l'esclave ? Parce que tu es l'électeur, celui qui accepte ce qui est ;
celui qui, par le bulletin, sanctionne toutes ses misères, consacre toutes ses
servitudes. Tu es le volontaire valet, le domestique aimable, le laquais, le
larbin, le chien léchant le fouet. Tu es le geôlier et le mouchard. Tu es le bon
soldat, le locataire bénévole. Tu es l'employé fidèle, le serviteur dévoue,
l'ouvrier résigne de ton propre esclavage. Tu es toi-même ton bourreau. De quoi te
plains-tu ?

A celui qui s'interroge sur les conditions de reproduction d'un système que
beaucoup déclarent vouloir changer mais ne font, en réalité, que contribuer a
maintenir, ce recueil propose la lecture de textes animes d'un souffle et d'une
passion rares et ouvre des perspectives de luttes sociales refusant les
conformismes qui
dominent la vie quotidienne. »

Albert Libertad (1875-1908) a publie ses premiers articles en 1897 dans la presse
libertaire avant de fonder son propre journal, l'anarchie (1905), collectionnant
par ailleurs les condamnations pour propos séditieux, rébellion, outrage a agents
et voies de fait.


Collection "Mémoires Sociales"
512 pages
Format 12 x 21 cm
Prix 25 euros
ISBN : 2-7489-0022-7

En librairie le 27 octobre 2006
http://atheles.org/agone/memoiressociales/lecultedelacharogne/

Editions Agone
BP 70072
F-13192 Marseille cedex 20
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
boulebill1
Admin


Nombre de messages : 30
Localisation : Utopianar
Date d'inscription : 06/11/2005

MessageSujet: Re: Quelques mots de Donatien Alphonse François de Sade...   Ven 27 Oct - 22:39

Very Happy

très très intéressant.... Wink

_________________
"Je pense donc je nuis."

Anonyme Québécois.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Quelques mots de Donatien Alphonse François de Sade...   

Revenir en haut Aller en bas
 
Quelques mots de Donatien Alphonse François de Sade...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Quelques mots couchés sur le papier. Ni plus ni moins.
» Quelques mots échangés avant de partir. [Roxane]
» Objets magiques ? La sorcellerie au sein des objets
» ? juste quelques mots d'amour
» Quand l'amitié ne se résume pas en quelques mots, il y a toujours les regards !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bolet Satan et Compagnie... :: Que lisez-vous en ce moment?-
Sauter vers: