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 A contre courant...

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Date d'inscription : 06/09/2005

MessageSujet: A contre courant...   Jeu 19 Oct - 22:17

A contre-coran...

Bien frat.

Véro



Citations de Mustapha Kémal Atatürk

(Précision : il n'est pas mort d'une fatwa)



L'homme politique qui a besoin du secours de la religion pour gouverner

n'est qu'un lâche. Or, jamais un lâche ne devrait être investi des fonctions

de chef de l'Etat.

Mustapha Kémal Atatürk / 1881-1938 / La cliente



Il faut savoir choisir entre la révélation passée et la liberté future.

Mustapha Kémal Atatürk / 1881-1938 / La cliente



Messieurs et citoyens ! Sachez bien que la République turque ne peut pas

être le pays des cheiks, des derviches, des disciples, des adeptes. Le chemin

le plus droit est celui de la civilisation.

Mustapha Kémal Atatürk / 1881-1938



En tant qu'héritage moral, je ne laisse aucun verset, aucun dogme et aucune

règle gelés. Mon héritage moral est la science et la raison. Mes successeurs

confirmeront que nous n'avons pas entièrement atteint nos objectifs face

aux difficultés radicales que nous devons surmonter, mais que nous n'avons

jamais donné de concessions et avons pris pour guide la raison et la science.

Mustapha Kémal Atatürk / 1881-1938



Depuis plus de 500 ans, les règles et les théories d'un vieux sheikh arabe, et

les interprétations abusives de générations de prêtres crasseux et ignares ont

fixé, en Turquie, tous les détails de la loi civile et criminelle. Elles ont réglé

la forme de la constitution, les moindres faits et gestes de la vie de chaque

citoyen, sa nourriture, ses heures de veille et de sommeil, la coupe de ses

vêtements, ce qu'il apprend à l'école, ses coutumes, ses habitudes et jusqu'à

ses pensées les plus intimes. L'islam, cette théologie absurde d'un bédouin

immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies.

Mustapha Kémal Atatürk / 1881-1938







Interview de Wafa Sultan à la télévision danoise, le 30 septembre 2006



-Bienvenue[1], Wafa Sultan. Selon vous qu'y a-t-il eu de positif dans la

crise des caricatures ?

-Merci beaucoup de me recevoir dans votre émission. Nous en tant que

musulmans, nous avons été otages de notre propre système, otages de

croyances ; depuis des siècles nous avons été otages de notre propre prison.

Nous n'avons jamais entendu d'autres voix, des voix venant du dehors ;

nous ne sommes pas habitués à entendre d'autres voix. Il nous est à peine

permis d'entendre notre propre voix. Alors je vois la publication des

caricatures comme la première fissure dans les murs de notre prison,

parce que, en tant que prisonnier, il est quasiment impossible de mettre à

bas les murs de notre prison. Vous avez besoin de quelqu'un à l'extérieur

pour vous aider à le démolir.

-Mais vous considérez-vous comme une prisonnière ?

-Oui ; j'étais une prisonnière ; j'étais une prisonnière ; vivre aux USA

pendant 17 ans m'a libérée, m'a aidée à sortir de la boîte et nous devons en

faire sortir aussi les musulmans vivant dans les pays islamiques. Nous

devons leur apprendre comment écouter d'autres gens, d'autres opinions,

même s'ils n'aiment pas ce qu'ils entendent.

-Ce que vous êtes en train de dire, c'est que les caricatures ont aidé

beaucoup de gens au Moyen-Orient ?

-Absolument. Je vois cela comme un pas dans la bonne direction.

-Mais qu'en est-il des aspects négatifs de la crise des caricatures ?

-Je n'en vois aucun. Publier des caricatures et des critiques encore et encore

poussera les musulmans à examiner de plus près leur religion et c'est le seul

moyen d'améliorer notre culture, d'améliorer notre religion. Nous devrions

être heureux d'entendre la façon dont les autres perçoivent notre religion

de telle sorte que nous puissions l'améliorer.

-Mais la crise des caricatures n'a-t-elle pas, au contraire, radicalisé les

musulmans du Moyen-Orient plutôt que de leur faire...

-C'est peut-être ce qu'il semble, mais sur le long terme, ça ne sera pas le cas.

Vous êtes en train d'aider les musulmans à s'habituer à la critique, parce

que je crois que l'islam, comme tout autre religion, n'est pas au-dessus de

la critique. Il y a tant de gens qui critiquent le christianisme, le judaïsme,

et ...qui s'en soucie ? Alors, pourquoi n'en serait-il pas de même avec

l'islam ?

-Mais que...je veux dire, vous êtes très critique envers l'islam bien que

née et élevée dans cette religion. Qu'est-ce que fait que vous soyez si

critique envers l'islam ?

-Je crois que le problème de l'islam est profondément enraciné dans ses

enseignements. L'islam n'est pas seulement une religion, l'islam est aussi

une idéologie politique, qui prêche la violence et applique son programme

par la force. Je n'ai jamais critiqué la part religieuse de l'islam. Je respecte

la partie religieuse autant que je respecte toute autre religion. Mais je crois

que nous devons extirper la politique de l'islam et confiner l'islam -en tant

que religion- aux lieux de culte et aux foyers. C'est la seule solution.

-Au lendemain de la crise des caricatures, quelle est la force, selon

vous, des musulmans modérés dans le monde arabe ?

-Je crois que l'appellation de modérés n'est pas correcte ; je ne crois pas

qu'il y ait de musulman modéré. Je crois qu'il y a des modérés en terme

de culture, des musulmans culturels (modérés), mais pas en ce qui

concerne la religion parce qu'en islam, vous DEVEZ croire à TOUS les

préceptes comme étant sacrés. Vous ne pouvez pas les changer, vous

devez les accepter comme ils sont, sinon vous n'êtes tout simplement pas

musulman..

-Mais s'opposer à l'islam -les préceptes religieux et les préceptes

politiques de l'islam en particulier- comporte toujours une certaine

menace pour celui qui le fait, comme vous.

-Oui.

- Quelles en ont été les conséquences personnelles pour vous ?

- Je reçois des menaces de mort quotidiennement, mais au plus profond

de moi, je me sens en paix, vous savez. Je n'ai pas peur.

- Vous êtes en paix avec ce que vous faites ?

- Absolument. Je crois en ce que je fais, et j'ai décidé de continuer à le faire

jusqu'à la fin de mes jours même si je dois sacrifier ma propre vie parce que

je crois que nous sommes ici pour une raison et nous n'avons qu'une vie.

Il faut donc bien l'utiliser. Vous devez être ici pour une bonne raison.

Vous savez, je crois que nos pères, nos grands-pères, nos aïeux ne nous

ont légué que des problèmes ; alors pourquoi aurions-nous à laisser le

même problème à la génération (suivante) ? Pourquoi ? Nous devons faire

quelque chose.

- Mais vous avez dit au début qu'une fissure avait été ouverte dans le

mur par le Jyllands-Posten et les 12 caricatures.

- Oui.

- Pensez-vous que cette fissure s'agrandira, que le mur...

- Aucun doute quant à cela. Ça se produira, aucun doute. Je ne...Écoutez,

la mentalité musulmane a été façonnée au cours de 14 siècles, sans

aucune remise en question, alors il n'est pas facile de changer cette

mentalité du jour au lendemain ; ça prendra longtemps et énormément

d'efforts. Mais à la fin, nous obtiendrons des résultats positifs. Nous

devons être optimistes là-dessus. Nous devons avoir de l'espoir pour aller

de l'avant. Je n'abandonnerai jamais espoir quelles que soient les

circonstances.

- Même si les forces radicales dans le monde arabe -en Égypte, en

Irak ou en Syrie, votre propre pays- semblent gagner des forces à

l'heure actuelle ?

- Je ne suis pas surprise de leurs réactions, parce qu'ils n'ont jamais

entendu d'autres voix ; c'est, je crois, une réaction très naturelle. Mais plus

vous le ferez, plus ils s'habitueront à cela. Alors, continuez simplement

dans cette voie.

- Pensez-vous que l'islam ait un rôle à jouer dans le monde moderne ?

- Bien entendu, mais pas dans son état actuel. J'ai une opinion très

différente sur ce point et beaucoup d'amis m'ont conseillé de polir mon

message et d'adoucir ma façon de dire ces choses. J'ai essayé mais je

n'y arrive pas. Je perçois la vérité comme étant nue et je crois qu'il est

plus important de la laisser nue. Je ne peux pas, pour l'enjoliver, lui

mettre une plus belle robe. Alors, je vais le dire franchement comme j'ai

fait jusqu'ici. Je ne crois pas que l'islam puisse être réformé. Je n'y crois

vraiment pas. Je crois que l'islam sera transformé et il faudra des chefs

religieux intrépides et des gens très fin pour conduire à cette

transformation. Si l'islam était transformé, alors oui, il aurait un rôle à

jouer dans notre monde.

- Mais voyez-vous de tels leaders et de telles personnalités

intellectuelles quelque part dans le monde arabe ?

- Il faut que nous fassions davantage pression sur eux s'ils affirment qu'ils

peuvent réformer l'islam, il faut que nous les mettions au défi. Prouvez-nous,

prouvez-moi que j'ai tort et faites-le. S'ils pensent, s'ils déclarent qu'ils

peuvent réformer l'islam, nous devons leur donner l'opportunité de le faire

et nous devons faire davantage pression sur eux pour qu'ils le fassent.

Nous devons les encourager à le faire. Une fois l'islam transformé, nous

serons dans la bonne direction. Une fois qu'il sera transformé, à ce moment,

l'islam sera capable de jouer un rôle positif dans nos vies.

- Wafa Sultan, vous êtes au début d'une très longue route. Merci

beaucoup d'être venue.

- C'était un plaisir d'être ici. Merci beaucoup.

Notes

[1] La traduction française a été assurée par Pistache voir site d'Alain-Jean

Mairet et le blog de Pistache, Insoumission.

Maryse Haslé





Le mariage forcé tue !



Sezen avait 19 ans. En France depuis 6 mois, Sezen refusait de se marier

avec son cousin maternel. La famille lui impose le mariage. Les invités

ont remarqué que Sezen pleurait sans cesse. Sezen demande à retourner

en Turquie, elle a comme seule réponse de sa famille si tu reviens, je te

tuerai . Sezen refuse d'avoir des relations sexuelles avec son cousin. Je ne

peux avoir d'autres relations avec toi que celles qui existent entre un frère

et une sœur. Même si tu devais me tuer, je refuse d'avoir des relations

sexuelles avec toi . Le surlendemain de leur mariage, à savoir le 26

septembre 2006, le mari l'étrangle.

Le Centre d'information du Kurdistan, le Centre culturel Kurde de Paris

et l'association Femmes solidaires dénoncent ce meurtre.

Sa mort de doit pas être passée sous silence !

Nous appelons les familles à éradiquer cette pratique traditionnelle

patriarcale. Le mariage forcé est indéfendable. Le meurtre d'une femme,

en particulier le crime d'honneur, est indigne dans chaque pays du monde.

En France, 70 000 jeunes femmes sont susceptibles d'être victimes de

mariage forcé.

Femmes solidaires reçoit au sein de ses permanences 6% de jeunes filles

victimes de menaces de mariage forcé.

En France, chaque mois, 6 femmes meurent des suites des violences

conjugales.

Elles ont le droit de dire NON ! au mariage et NON ! aux relations

sexuelles

Nous ne voulons pas vivre dans une société qui ne repose pas sur le plein

exercice des droits fondamentaux de la personne et sur des rapports

humains entre les sexes basés sur le respect, l'échange et le principe de

l'égalité.

Ce meurtre est une violation des droits humains et une atteinte aux droits

de toutes les femmes ! Ne tolérons plus ces crimes odieux perpétrés contre

les femmes !

La justice doit appliquer les lois faisant reculer les violences faites aux

femmes et assurer le respect de leurs droits. Par respect pour Sezen, le

criminel doit être sanctionné, de même que les personnes responsables

de ce mariage forcé. L'application de la loi contribue au changement des

mentalités.



Gulnaz Duman Bilge Centre Culturel Kurde Ahmet Kaya, Paris

Fidan Unlubayir Centre d'information du Kurdistan, Paris

Catherine Eudeline Femmes solidaires
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