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 Liberté pour Nathalie...

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MessageSujet: Liberté pour Nathalie...   Mar 10 Oct - 12:15

Relai d'infos...

Lundi 9 octobre, audience virtuelle pour Nathalie Ménigon.
(donc hier...)

Ce jour-là à 15h30, la demande de suspension de peine pour raison médicale déposée par Nathalie Ménigon, militante d'Action Directe détenue depuis près de 20 ans, sera examinée par la juridiction parisienne d'application des peines «antiterroriste». L'avocat de Nathalie sera présent face au juge Bernard Lugan, mais pas notre Nathalie, puisqu'une nouvelle législation d'exception, datant du 23 janvier 2006, a décidé qu'elle ne serait pas extraite de la prison de Bapaume mais seulement entendue par vidéo-conférence.
Après le militant basque Filipe Bidart, Nathalie va donc inaugurer ce nouveau dispositif exceptionnel et politique, qui centralise à Paris les décisions concernant les peines des prisonniers révolutionnaires.
Avec les juridictions locales, obtenir une libération était déjà
pratiquement impossible pour les militantEs d'Action Directe, même si les conditions étaient remplies. Aujourd'hui c'est clairement l'État qui rendra les décisions, l'État qui exige des militantEs emprisonnéEs qu'ils/elles renient leurs convictions révolutionnaires.

Pendant ce temps, au CD de Bapaume, les prisonnières politiques continuent à subir des brimades : des périodiques restent arbitrairement bloqués parl'administration de la prison, des courriers censurés ne leur sont même pas notifiés (en violation du règlement), des demandes de parloir sont «perdues».
Et comme pour les autres détenues, les temps de visite sont parfois
réduits de 2 heures à 1 heure 30, par suite de l'incurie de la direction.

Leur peine de sûreté est accomplie, liberté pour les militantEs d'Action
Directe !

Le Collectif Nlpf !
Paris, le 1er octobre 2006

Collectif Nlpf !
nlpf@samizdat.net - http://nlpf.samizdat.net
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MessageSujet: Re: Liberté pour Nathalie...   Mar 10 Oct - 22:36

Le parquet de Paris s'est prononcé, lundi 9 octobre, contre la demande de suspension de peine pour raison de santé de l'ancienne membre d'Action directe Nathalie Ménigon condamnée à perpétuité en 1989, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Jean-Louis Chalanset. Le juge d'application des peines en matière terroriste rendra sa décision le 24 octobre, selon l'avocat. L'ancienne terroriste a déjà vu deux demandes similaires rejetées avant cette nouvelle requête, formulée le 28 décembre 2005.



Nathalie Ménigon, 49 ans, est partiellement hémiplégique à la suite de deux accidents vasculaires cérébraux. Selon son avocat, le parquet a invoqué lundi, durant l'audience à huis clos, les rapports des deux experts désignés par la justice qui concluent que son état de santé est compatible avec la détention.



PLAIDOYER POUR UNE "DÉCISION HUMAINE"

Nathalie Ménigon, présente par visioconférence en direct de son centre de détention à Bapaume (Pas-de-Calais), a "dit qu'elle pensait que les juges prendraient une décision politique mais qu'ils pouvaient aussi prendre une décision humaine", a rapporté son avocat. "Elle est extrêmement mal soignée en prison, le risque vital est extrêmement engagé et on ne sait toujours pas pourquoi il y a eu des accidents vasculaires-cérébraux, ce qui est un risque de récidive", a notamment plaidé Me Chalanset.

Une vingtaine de membres du collectif de soutien aux anciens d'Action directe ont manifesté devant le tribunal de grande instance de Bordeaux et devant la prison de Bapaume. Ils dénoncent la "vengeance" de l'Etat, qui refuse d'accéder aux demandes des anciens activistes d'extrême gauche alors qu'il a libéré des gens comme "MM. Papon et Le Floch-Prigent".

Nathalie Ménigon a été condamnée en 1989, avec trois autres membres d'Action directe, à la réclusion criminelle à perpétuité



Les prisonniers d’Action Directe ont terminé la peine de sûreté de leur condamnation à perpétuité depuis 1 ans ½.. Leur peine est accomplie . Quoi que nous pensions de leurs activités passées, nous demandons leur libération dans les plus brefs délais.



http://nlpf.samizdat.net/spip.php?article84
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MessageSujet: Re: Liberté pour Nathalie...   Jeu 26 Oct - 0:35

Qu'on soit d'accord ou pas avec les actes passés de Nathalie Ménigon, on ne peut rester indifférents devant ce nouveau refus de libération, les conditions dans lesquelles on la maintient enfermée, et sans soins adéquats pour les affections graves dont elle souffre.

L'inhumain. seule réponse d'êtres inhumains...

Bien frat.

Véro



COMMUNIQUÉ
SUSPENSION DE PEINE DE NOUVEAU REFUSÉE À NATHALIE MÉNIGON

Aujourd'hui, 24 octobre 2006, le tribunal d'application des peines de
Paris « en charge des infractions terroristes » a rejeté la demande de suspension de
peine pour raison médicale de Nathalie Ménigon, militante d'Action Directe,
emprisonnée depuis près de 20 ans.

Nathalie Ménigon, qui souffre de sérieuses séquelles (troubles de
l'équilibre, de la motricité, pertes de mémoire.) à la suite de deux accidents
vasculaires cérébraux avérés survenus en prison, n'a jamais bénéficié des soins requis
par son état de santé. Le risque de récidive est connu (elle a d'ailleurs
probablement subi un troisième accident qui n'a même pas été détecté par
la prison) : le pronostic vital est donc clairement engagé. La loi Kouchner
du 4 mars 2002 devrait donc lui être appliquée. La suspension de peine lui a
pourtant déjà été refusée à trois reprises, alors même que certains
experts médicaux se sont prononcés dans ce sens. Elle avait été accordée à sa
camarade Joëlle Aubron, quelques temps avant qu'elle ne décède d'un cancer.

Jugée par un tribunal d'exception, incarcérée sous le statut de détenue
particulièrement signalée (DPS), Nathalie Ménigon a subi pendant des
années des conditions très dures de détention : placement à l'isolement, avec droit
de visite limité, restriction des parloirs, du courrier, des appels
téléphoniques... Le traitement d'exception, appliqué en particulier aux
militant-e-s d'Action Directe, a été encore durci cette année : examinées
auparavant par la juridiction du lieu d'emprisonnement, les demandes de
libération conditionnelle et de suspension de peine pour raison médicale
des condamnés pour « actes de terrorisme » doivent l'être désormais à Paris
(Art. 14 du chap. 4 de la loi 2006-64 du 23 janvier 2006, précisant l'article
706-22 du code de procédure pénale, « par dérogation aux dispositions de
l'article 712-10 »).

Nathalie Ménigon a fait l'expérience de ce nouveau dispositif
exceptionnel, qui centralise au plus près du pouvoir les décisions concernant les peines des
prisonniers politiques : le 9 octobre, elle se trouvait seule à Bapaume
face à une caméra, contrainte à être la spectatrice d'une nouvelle parodie de
justice ; à 150 km de là, son avocat l'assistait face à un juge resté à Paris, à
portée de voix du ministère.

C'est cette même procédure qu'avait inaugurée le 2 octobre le militant
basque Filipe Bidart, en prison depuis près de 19 ans. Sa demande de libération
conditionnelle a été refusée le 17 octobre, malgré les avis favorables du
directeur de la prison de Clairvaux, du procureur du tribunal de Troyes et
du juge d'application des peines de Troyes. Comme l'a affirmé son avocat, qui
dénonçait cette décision politique habillée de façon hypocrite avec des
arguments juridiques : « L'État veut lui faire payer son engagement
politique».

La décision rendue ce 24 octobre contre la militante Nathalie Ménigon ne
nous surprend donc pas. Elle nous renforce dans notre détermination à
poursuivre le combat pour sa libération et celle de tous les prisonniers d'Action
Directe.
Nous tenons par ailleurs à rappeler qu'outre l'absence de soins adaptés,
Nathalie Ménigon voit son courrier arbitrairement censuré par la nouvelle
direction du CD de Bapaume tandis que les dossiers de demande de parloir
avec elle se « perdent » dans les couloirs de l'administration pénitentiaire.
Nathalie Ménigon a déposé une demande de libération conditionnelle, à
laquelle elle a droit puisqu'elle a terminé les 18 années de prison de sa peine de
sûreté.

Le Collectif « Ne laissons pas faire ! »
24 octobre 2006
___________________

Collectif Nlpf !
[email]nlpf@samizdat.net[/email] - http://nlpf.samizdat.net

Campagne internationale : http://www.action-directe.net
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