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 Texte 2 de Steve (Diversité, inégalités)

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MessageSujet: Texte 2 de Steve (Diversité, inégalités)   Ven 9 Sep - 17:38

La diversité de la nature et les inégalités de la société animale

Il n’est pas rare d’entendre dire que les inégalités sociales et économiques ne sont que le reflet des inégalités que l’on rencontre dans la nature. Lorsque la nature dispense ses dons elle ne le fait pas de façon égale, distribuant à l’un dans une quantité qu’elle refusera à l’autre. Comme dans le cas des caractères physique et de façon plus flagrante encore dans le cas des tares physiques comme le handicap. Justifiant le fait que les hommes ne sont pas égaux entre eux, Ludwig Von Mises, artisan de l’anarcho-capitalisme et partisan de la dérégulation aveugle des marchés, déclarait ceci dans son traité sur le socialisme en 1938 : " Historiquement, la division sociale du travaille a son origine dans deux faits naturels : l’inégalité des capacités des individus et la variété des conditions extérieures de la vie humaine sur la terre. "

Depuis la nuit des temps, jusqu’au stade de l’hommo erectus, avant que l’homme ne se découvre une conscience, on imagine aisément que ces différences puissent devenir de véritables inégalités lorsque l’homme, plongé dans l’univers hostile de la nature, était contraint de lutter pour sa survie. Son organisation sociale était certainement inégale, assurant le triomphe du plus fort et du mieux adapté.

De nos jours, la société des hommes a fait un énorme pas en avant vers la civilisation. La civilisation, fondée sur le progrès économique, utilise le commerce comme moyen d’harmonie et de concorde entre les hommes. Dans le même ouvrage déjà cité plus haut, on trouve la remarque suivante : " l’accroissement du rendement à la division du travail amène les hommes à ne plus se considérer comme des adversaires dans la lutte pour la vie mais comme des associés dans une lutte soutenue en commun pour le bien de tous. Elle transforme les ennemis en amis, fait sortir la paix de la guerre et des individus fait une société. "

Il semble donc que le commerce et l’organisation économique de notre société n’ait pas pour fondement l’enrichissement de quelques uns au détriment du plus grand nombre mais la concorde entre les hommes. La fin de toutes les guerres et de la lutte pour la survie grâce au commerce. En quelque sorte, la fin de la société animale qui ne connaît que la lutte pour la survie du mieux adapté.

Cependant, l’économie de marché encourage la mise en concurrence des individus entre eux, mettant en compétition leurs compétences sur le marché du travail. Et c’est toujours le mieux adapté qui décroche le marché ou le contrat, c’est-à-dire qui survit ; excluant le plus faible ou le moins adapté de la vie économique. Peut-on parler d’une société humaine lorsque cette société encourage des valeurs telles que la concurrence, la compétition, la rivalité ? Peut-on parler d’une organisation humaine lorsque les entreprises se livrent à une guerre économique, recourant à des pratiques déloyales, ou lorsque au sein d’une entreprise les salariés sont contraints de rivaliser entre eux pour garder leur place ? Les salariés, les entreprises, se considèrent toujours comme des adversaires dans leur lutte pour la survie économique ; et celui qui l’oublie, l’apprend à ses dépens. Entre concurrence entre les hommes et darwinisme social, il n’y a qu’un pas que nombreux sont prêts à franchir.

La réflexion de Bakounine, dans son exposé sur ‘Dieu et l’Etat’, mérite toute notre attention : " Trois principes fondamentaux constituent les conditions essentielles de tout développement humain, tant collectif qu’individuel, dans l’histoire : 1° l’animalité humaine ; 2° la pensée ; et 3° la révolte. A la première correspond proprement dit l’économie sociale et privée ; à la seconde : la science ; à la troisième : la liberté. "

Pour Bakounine, il n’y pas à tergiverser sur les mots. Civilisation, synonyme de progrès économique, n’est pas synonyme de plus d’humanité. L’économie nous ramène vers l’animalité, un système fondé sur des valeurs animales telles que la concurrence, la compétition, la rivalité, la lutte, la guerre, l’opposition, la mise en relief des différences et des antagonismes sociaux; avec comme corollaire l’exclusion du plus faible et le triomphe du mieux adapté.

La vision économique des marché ne respecte pas le caractère fondamental de la nature qui, avant d’être inégale, est surtout diverse et variée. Le regard de l’économie libérale sur la vie est un regard animal qui profite de la diversité naturelle des hommes pour la transformer en inégalité au profit du plus fort et du mieux adapté.

A quand une société plus humaine qui respecte la diversité des dons et des capacités de chacun sans être contraint à vivre comme des animaux qui ne pensent qu’à survivre dans la lutte pour un salaire ou un emploi ?
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